FRANK BRETSCHNEIDER & PIERCE WARNECKE

  • par C.EM
  • février 3, 2015

« SINN + FORM »
Suivi de Robin Fox & Atom TM « Double Vision »

Berlin, HKW – Haus der Kulturen der Welt – vendredi 30 janvier 2015, 21h

Au HKW ce soir, il y a foule car c’est le CTM Festival 2015. Je viens voir le nouveau projet de Frank Bretschneider « SINN + FORM ».
Je suis d’abord très surprise de me retrouver dans une salle en amphithéâtre comme si j’étais à la fac ! Le public est très international, hétéroclite, plutôt des trentenaires et vraiment très sage !
Je suis donc assise, ce que je trouve toujours pénible quand je vais à une performance électro ; j’aimerai pouvoir avoir différents angles de vue, d’écoute et voir les réactions du public.

Frank Bretschneider, Pierce Warnecke, SINN + FORM, transmediale, CTM, Berlin

Frank Bretschneider et Pierce Warnecke arrivent sur scène discrètement, alors qu’un intervenant vient de présenter la soirée de façon maladroite, en oubliant le titre du projet, c’est à dire « SINN + FORM ». La performance débute avec un son en vibration et des images en noir & blanc. Ces images du début me rappellent une installation que j’avais vu à La Fondation Serralves, à Porto et qui s’intitule « Meio Concreto », une projection d’Alexandre Estrela.
Les sons s’intensifient, il y a une exubérance de sons électroniques. J’ai l’impression d’être dans une salle de stockage d’ordinateurs qui seraient tous en utilisation forcée. L’ambiance me fait penser au film « Brazil » (1985), des Monty Python.

Toute la performance sera ponctuée de changements d’images et de sons comme différents tableaux, jetés à la figure du public avec une certaine violence.

Des images et des sons comme des bombes, une explosion se superpose à une autre, sans fin. Quelle est la logique ? Ou bien quelle est la logique ou l’absurdité du monde ? L’enchainement plutôt grinçant des sons et des images comme la fin d’une bobine de film me donne le sentiment d’une descente dans les entrailles d’un monde post apocalyptique.

Changement d’images et de sons, un certain calme est revenu, un questionnement se met en place. Est-ce seulement possible de revenir en arrière comme un prélude à une nouvelle marche en avant dans une autre direction ?
Comment tout effacer ? Ou faut-il continuer coûte que coûte ?

Des sons et des images comme un kaléidoscope en noir & blanc, il y a des gongs déformés qui vibrent de façon répétitive. Tout au long de la performance il y a cette vibration, comme celle d’un train qui passe en boucle sur un circuit,  et qui amène une lourdeur, une léthargie.
Changement d’images et de sons, sur un rythme haché et accéléré, des bangs répétitifs comme un marteau sur une enclume. Est-ce la fin ou quelque chose va arriver, certainement et ce sera encore absurde.
Changement d’images et de sons, j’ai l’impression d’être dans un service intensif d’un hôpital. Faut-il tout débrancher ?

Frank Bretschneider, Pierce Warnecke, SINN + FORM, transmediale, CTM, Berlin

Frank Bretschneider et Pierce Warnecke ont livré une performance abstraite et conceptuelle, en noir et blanc. Je pense au film « Alphaville » de Jean-Luc Godard. Frank Bretschneider a su garder une intégrité artistique que peu d’artistes possèdent. La performance de ce soir était très intéressante même si l’ambiance dans cette salle était assez bizarre, une partie du public est resté sans voix. Ils quittent la scène aussi discrètement qu’ils y sont entrés.

« SINN + FORM », sorti sur le label raster-noton, en janvier 2015.
Le matériel sonore de ce nouvel album a été enregistré en juillet 2014, à EMS à Stockholm.

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Kakuzô OKAKURA – Le Livre du thé

  • par C.EM
  • janvier 16, 2015

jardin zen, New-York
P37 :
Le ciel de l’humanité moderne s’est brisé en éclats dans la lutte cyclopéenne pour la richesse et la puissance. Oui, ce monde avance à tâtons dans les ténèbres de l’égocentrisme et de la vulgarité. La connaissance s’achète au prix de la mauvaise conscience, la bienveillance se mesure à l’aune de l’utilité. L’Orient et l’Occident, comme deux dragons ballottés sur une mer en furie, luttent en vain pour reconquérir le joyau de la vie. Nous avons besoin d’une nouvelle Niu-wa, à même de réparer le grand désastre ; nous espérons et guettons la venue du grand Avatar. Mais en attendant…si nous savourions une tasse de thé ? La lumière de l’après-midi éclaire les bambous, l’eau des fontaines gazouille de délice, le soupir des pins chuchote dans le chaudron de fonte. Rêvons d’évanescence et abandonnons-nous à la folle beauté des choses.

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A Vous de Voir… Janvier-Février 2015

  • par C.EM
  • janvier 6, 2015

« Revoir Paris »
François Schuiten et Benoît Peeters
Jusqu’au 9 mars 2015
Cité de l’Architecture & du Patrimoine, Paris

Oulipo – La littérature en jeu(x)
Jusqu’au 15 février 2015
Bibliothèque de l’Arsenal, Paris

Giuseppe Penone
Dans l’univers du sculpteur…
Jusqu’au 22 février 2015
Musée de Grenoble

Marc Riboud
« Premiers Déclics » (1950)
Jusqu’au 20 février 2015
Le Plateau, Lyon

Les Malassis, une coopérative de peintres toxiques (1968-1981)
Jusqu’au 8 février 2015
Musée des Beaux-Arts, Dole, France

La Passion Dürer
Jusqu’au 1er février 2015
Musée Jenisch, Vevey, Suisse

Peter Doig
Jusqu’au 22 mars 2015
Fondation Beyeler, Bâle, Suisse

Louise Bourgeois
« Strukturen des Daseins : die Zellen »
27 février – 2 août 2015
Haus der Kunst, Munich, Allemagne

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GEORG BASELITZ – Damals, dazwischen und heute

  • par C.EM
  • décembre 30, 2014

Exposition qui s’étend sur les quinze dernières années
Jusqu’au 1er février 2015 – Haus der Kunst, Munich

Je suis toujours agréablement surprise par les expositions présentées à la Haus der Kunst, ce sont plutôt des rétrospectives, cohérentes et de qualité.
L’exposition s’articule autour de 12 salles.
Je retrouve ici le thème de l’aigle que j’aime particulièrement, où l’inversion du motif a plus de sens et de force que pour ses portrait et personnages. « Fingermalerei – Adler », 1972, introduit le motif central de l’aigle.
La nouvelle série des « Schwarzen Bilder » 2011-2013, (très appréciée de Peter Marino), est ici présentée avec ses sculptures monumentales de personnages en bronze patiné noir (qui ont été exposées à la galerie Thaddaeus Ropac de Pantin).

Salle 1
« Adler » (Aigle), 1977

Georg Baselitz, Damals, dazwischen und heute, Haus der Kunst, Munich

Salle 2
Dans cette salle sont présentées huit « Schwarzen Bilder » 2011-2013 et deux sculptures monumentales de personnages en bronze patiné noir « Zero Ende », 2014 et « BDM Gruppe » (en souvenir de sa sœur, qui était membre du BDM Bund Deutscher Mädel), 2012.
La sculpture « Zero Ende » est en écho à la peinture « Hembel », 2004. Ici, la tête de mort est un point final dramatique.

« Ich esse Stenk », 2013
« Niemandsland », 2011-2013
Le motif et l’arrière plan sombre s’attirent et se repoussent, dans une direction plus radicale.

Salle 3
« Elke negativ blau », 2012
Je trouve ces peintures sur fond noir particulièrement réussies, elles ont une dimension onirique et fantomatique.

« Blauer Baum P.M. », 2009

Salle 4
Salle 5
« Unvergesen damals », 2009

Salle 6
Salle 7
Salle 8
Salle 9

Georg Baselitz, Damals, dazwischen und heute, Haus der Kunst, Munich

« Aarhus ist ein schönes Land », 2011, fait partie d’une série de peintures monumentales verticales réalisées en 2011, qui représentent une partie du corps dans les tons de blanc et gris, ou un buste, la tête de semi-profil, les bras le long du corps et le tout de façon plutôt abstraite et traversé de lignes noires comme un « remix ».

« Yellow Song », 2013, sculpture en bronze patiné noir.

Salle 10
Salle 11
Salle 12
La salle des aigles, ces peintures sont dans les tons sombres de gris, marron et bleu, la tension est dans la force du trait.
« Adler », 1977-1978
« Adler », 1978, plus grand format.

"Adler", 1978, Georg Baselitz, Damals, dazwischen und heute, Haus der Kunst, Munich

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CAMILLE HENROT – The Pale Fox

  • par C.EM
  • décembre 16, 2014

Installation « The Pale Fox »
Pièce sonore composée par Joakim, 18’, 2014
Jusqu’au 20 décembre 2014 – Bétonsalon, Paris

« The Pale Fox » ou le dieu Ogo des Dogons d’Afrique de l’Ouest (il représente le chaos mais également la création) ou selon Camille Henrot « Ce caillou qui traîne dans la chaussure ». « The Pale Fox », pour cette œuvre, elle a fait des recherches et des rencontres au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

Est
Air
Naissance
Le principe de l’être : où tout commence

Sud
Eau
Enfance – adolescence
La loi de la continuité : où tout se développe

Ouest
Terre
Age adulte
Le principe de raison suffisante : là où sont les limites

Nord
Feu
Vieillesse
Le principe des indiscernables : là où les choses s’altèrent ou/et disparaissent

Camille Henrot, The Pale Fox, Bétonsalon, Paris

Ici je me tiens devant l’entrée d’une pièce rectangulaire dans sa longueur et bleue, bleue Klein.
Une jeune femme me dit : « Il faut commencer à gauche, à gauche là où il y a le portrait du bébé ».
Puis elle reste là et commence à faire fonctionner un serpent qui avance au centre de la pièce.
Il y a un fond sonore « ambient » entrecoupé de quintes de toux et d’éternuements.

Il y a là, des éléments divers, une impression numérique d’un visage de bébé, un livre, des œufs de manchot royal, un livre, des dessins à l’encre de chine, des sculptures en bronze, un amas d’objets, d’images et de cadres numériques, une pile de journaux, encore des bronzes, une rampe en aluminium et papier, des images, des posters…
Je vois le dénuement de la naissance et de la fin. Je ris devant le désordre accumulé de l’adolescence et je passe devant les limites de l’âge adulte.

J’avais aimé « Peut-on être révolutionnaire et aimer les fleurs ? » (2012), ici il y a une nouvelle cartographie de l’humain, quelque chose d’inachevé et de fracturé.
L’œuvre de Camille Henrot est bancale et complexe.
Il y a du Louise Bourgeois chez Camille Henrot…

Cf. The Pale Fox, étude anthropologique du peuple Dogon d’Afrique de l’Ouest, publiée en 1965 par Marcel Griaule et Germaine Dieterlen.

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ANSELM KIEFER

  • par C.EM
  • novembre 10, 2014

Rétrospective, 40 ans de créations

27 septembre-14 décembre 2014
Main Galleries, Burlington House – Royal Academy of Arts, Londres

Ce que j’aime chez Anselm Kiefer c’est sa faculté prodigieuse à passer de l’histoire antique à l’histoire moderne. Comment allez chercher au fond de l’histoire humaine une expression visuelle et poétique du chaos.
Ses peintures et sculptures grand format portent une forte énergie et une profonde émotion, qui me figent sur place, et m’imposent un silence méditatif.

Anselm Kiefer, "Für Velimir Khlebnikov : das Schicksal der Völker", 2011-2014

Dans la cour il y a :
Un ensemble de sous-marins qui rodent dans une vitrine. « Für Velimir Khlebnikov : das Schicksal der Völker », 2011-2014
D’après le poète russe Velimir Khlebnikov (1885-1922), qui pensait que les grandes batailles navales avaient lieu tous les 317 ans où dans un multiple de ce nombre.
Anselm Kiefer dit :« In the beginning is the end and in the end is the beginning ».

Anselm Kiefer, "Für Velimir Khlebnikov : das Schicksal der Völker", 2011-2014

La rétrospective dans l’académie commence et se termine avec les livres. Ils ont une place centrale dans l’œuvre de Anselm Kiefer. Ceux présentés dans l’exposition sont pour la majorité visuels.
Anselm Kiefer dit :« You do not have to read my books. You only need to scan. I am not picturing words. I am trying to recreate a memory ».

Mémoire
Absence de mémoire
Mémoire collective

Confrontation
Provocation
Motivation

Création
Destruction

Vie
Mort
Renaissance

Salle 1
« The Burning of the Rural District of Buchen », livre, 1974
« Wege », dessin, 1976

« Odin-Yggdrasil », gouache et acrylique sur photographie, 1976

ODIN
4 Hirsche (cerfs)
1 Adler (aigle)
1 Pferd (cheval)
1 Eichhörnchen (écureuil)
1 Drache (dragon)

Welt – Esche (monde – Frêne (l’arbre))

Anselm Kiefer dit : « I was born in the war. During the daytime when I was a baby my grandparents and my mother had to go into the woods to protect us from the bombing. I had a little chariot and was taken into the woods in the morning and then we returned in the evening. »

« Virginia Woolf », aquarelle et gouache, 1975

Salle 2
Peintures, série « Attic », 1971-1973

Salle 3
« Margarethe », 1981
D’après le poème de Paul Celan « Todesfugue », tiré de son deuxième livre « Mohn und Gedächtnis » (Pavot et Mémoire), publié en 1952, dont 23 poèmes sont dédicacés « Für dich » à Ingeborg Bachmann.
Le poème « Todesfugue » a pour thème le sort des juifs dans les camps d’extermination.

Paul CELAN (Paul Pessah Antschel) (1920-1970)
II aus : Mohn und Gedächtnis-1952
« Todesfugue »

SCHWARZE Milch der Frühe wir trinken sie abends
wir trinken sie mittags und morgens wir trinken sie nachts
wir trinken und trinken
wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng
Ein Mann wohnt im Haus der spielt mit den Schlangen der schreibt
der schreibt wenn es dunkelt nach Deutschland dein goldenes Haar Margarete
er schreibt es und tritt vor das Haus und es blitzen die Sterne er pfeift seine Rüden herbei
er pfeift seine Juden hervor lässt schaufeln ein Grab in der Erde
er befiehlt uns spielt auf nun zum Tanz

Schwarze Milch der Frühe wir trinken dich nachts
wir trinken dich morgens und mittags wir trinken dich abends
wir trinken und trinken
Ein Mann wohnt im Haus der spielt mit den Schlangen der schreibt
der schreibt wenn es dunkelt nach Deutschland dein goldenes Haar Margarete
Dein aschenes Haar Sulamith wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng

Er ruft stecht tiefer ins Erdreich ihr einen ihr andern singet und spielt
er greift nach dem Eisen im Gurt er schwingst seine Augen sind blau
stecht tiefer die Spaten ihr einen ihr andern spielt weiter zum Tanz auf

Schwarze Milch der Frühe wir trinken dich nachts
wir trinken dich mittags und morgens wir trinken dich abends
wir trinken und trinken
Ein Mann wohnt im Haus dein goldenes Haar Margarete
Dein aschenes Haar Sulamith er spielt mit den Schlangen

Er ruft spielt süßer den Tod der Tod ist ein Meister aus Deutschland
er ruft streicht dunkler die Geigen dann steigt ihr als Rauch in die Luft
dann habt ihr ein Grab in den Wolken da liegt man nicht eng

Schwarze Milch der Frühe wir trinken dich nachts
wir trinken dich mittags der Tod ist ein Meister aus Deutschland
wir trinken dich abends und morgens wir trinken und trinken
der Tod ist ein Meister aus Deutschland sein Auge ist blau
er trifft dich mit bleierner Kugel er trifft dich genau
ein Mann wohnt im Haus dein goldenes Haar Margarete
er hetzt seine Rüden auf uns er schenkt uns ein Grab in der Luft
er spielt mit dem Schlangen und träumet der Tod ist ein Meister aus Deutschland

dein goldenes Haar Margarete
dein aschenes Haar Sulamith

Anselm Kiefer, Margarethe 1981 Oil and bundles of straw on canvas 280 x 380 cm 110 x 150", © 2014 Saatchi Gallery. All rights reserved.

© 2014 Saatchi Gallery. All rights reserved.

Salle 3 suite
« Aschenblume », 1983-1997
En référence à l’architecture d’Albert Speer et de Wilhelm Kreis à Berlin, des immeubles monumentaux pour porter l’idéologie du National Socialisme.

Salle 4
« Die Orden der Nacht », 1996

Salle 5
« Für Ingeborg Bachmann : der Sand aus den Urnen », 1998-2009
Pour Anselm Kiefer il est la vision d’une cité perdue.
« Der Sand aus den Urnen » est le premier livre de Paul Celan, publié en 1947, Ingeborg Bachmann et Paul Celan se sont rencontrés à Vienne en 1948.

Ingeborg Bachmann, poétesse autrichienne, (1926-1973)
Ier recueil « Die Gestundete Zeit »-1950
« Die Gestundete Zeit »

Es kommen härtere Tage.
Die auf Widerruf gestundete Zeit
Wird sichtbar am Horizont.
Bald muβt du den Schuh schnüren
Und die Hunde zurückjagen in die Marschhöfe.
Denn die Eingeweide der Fische
sind kalt geworden im Wind.
Ärmlich brennt das Licht der Lupinen.
Dein Blick spurt im Nebel:
Die auf Widerruf gestundete Zeit
Wird sichtbar am Horizont.

Drüben versinkt dir die Geliebte im Sand,
er steigt um ihr wehendes Haar,
er fällt ihr ins Wort,
er befiehlt ihr zu schweigen,
er findet sie sterblich
und willig dem Abschied
nach jeder Umarmung.

Sieh dich nicht um.
Schnür deinen Schuh.
Jag die Hunde zurück.
Wirf die Fische ins Meer.
Lösch die Lupinen !

Es kommen hätere Tage.

Salle 6
« Untitled » 2006-2008, triptyque de la forêt dans des vitrines en verre
La forêt est le monde invisible qui ouvre une infinité de possible à contempler et à explorer.

Salle 7
« Ages of the World », installation, 2014

Salle 8
Deux peintures, « Für Paul Celan, Aschen Blume » et « Schwarze Flocken »
On retrouve dans les deux peintures des extraits des poèmes.
D’après les poèmes de Paul Celan : « Aschenkraut » und « Schwarze Flocken »
Dans les poèmes de Paul Celan, la neige et la glace font référence aux paysages de l’Holocauste et symbolise l’oubli et le silence de l’Europe.

Anselm Kiefer dit :« Texts are ideas. The use of text serves to cancel or to contradict the painting… The text is there to play devil’s advocate with the painting to challenge it – yes, also to interrogate the painting. »

Salle 9
« Für Paul Celan : Halme der Nacht », 1998-2013
« Für Ingeborg Bachmann : die berühmten Orden der Nacht », 1987-2014

« The secret life of plants for Robert Pludd », 1987-2014

Salle 10
Retour aux livres…
« Under der Linden-an der Heide… », 2013, livre de 40 pages, avec du plomb électrolysé
Anselm Kiefer pense que le plomb est le seul matériau suffisamment lourd pour porter le poids de l’histoire humaine.

Salle 11
« der Morgenthau Plan », 2013
« L’Origine du Monde », 2014

Salle 12
« Der Rhein », 1982-2013
D’après Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), romancier, dramaturge et poète allemand
Et d’après « Melancolia » d’Albretch Dürer (1514)

Melancolia
Atlantik Wall
Maginot
Für Paul Celan
dem unbekannten Maler
Melancolia
Quaternität
Melancolia
Atlantik Wall
die Nacht am Rhein
die Nornen Urd-Sküld
Urd
Sküld

Les poèmes sont volontairement laissés dans leur langue d’origine.

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A Vous de Voir…Novembre-Décembre 2014

  • par C.EM
  • novembre 10, 2014

Anne James Chaton + Alva Noto
« Analogique / Digital »
Samedi 15 novembre 2014, 18h30
Fondation Louis Vuitton, Paris

Einstürzende Neubauten – Lament
Lundi 17 novembre 2014, 20h
Le Trianon, Paris

Marianne Faithfull
Jeudi 20 novembre 2014, 20h
L’Olympia, Paris

Christophe
Jeudi 27 novembre 2014, 20h
Le Trianon, Paris

Julian Casablancas + The Voidz
Lundi 8 décembre 2014
Casino de Paris

William Rezé a.k.a. Thylacine
Jeudi 11 décembre 2014
Le Nouveau Casino, Paris

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