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KEIICHIRO SHIBUYA

  • by C.EM
  • octobre 22nd, 2014

« Perfect Privacy »

Théâtre du Châtelet – lundi 20 octobre 2014, 20h

Keiichiro Shibuya, Perfect Privacy, Théâtre du Châtelet, Paris

The concert opens in the dark, he plays the piano. On stage there is a grand piano, computer, speakers and keyboards.
The projection of the piano keys behind him, black and white, shadow and light, are like a path leading to…an experience.
He is the only one I know to do something like that, placing multiple cameras around him. You can see his hands on the piano, his face reading the score, his back, and the piano…
It brings a strange feeling.
The sound of the piano, the movement of sound echoing his hands movement and eyes movement.

I remember that in 2011 he did “Massive Life Flow”, an installation where he was filmed during 9 days, doing his work of music production (the “Open Studio of Music”).

I recognize and know most of the tracks that he plays tonight. Some tracks comes from the concert-projection live, to support the photographic images of Hiroshi Sugimoto at the Palais de Tokyo last April, and some tracks comes from his first opera « The End ».
His music whether it is piano solo or piano and computer is spatial. I see the projection of the piano from above like a spaceship again and again.

What is the direction? It is real and unreal, past, present and future.
Where does he want to go? Where does he want to take us?
It is a meeting, an history and a breakup. I am afraid it brings more questions than answers.

The text runs horizontal:
“J’ai l’impression qu’on m’observe.”
“Mais peut-être que je m’imagine des choses.”

The text runs up:
“La mort…”
“L’idée de mourir m’était totalement étrangère.”

The text runs down:
“Tu as dit quelque chose là?”
“Qu’as-tu dis?”

“…Adieu…”

The end of the piano track is like a whisper, a breathing…

OWLLE

  • by C.EM
  • septembre 22nd, 2014

France Picoulet a.k.a. OWLLE, compositrice-chanteuse, lauréate des inRocks Lab 2011, à la suite de quoi, elle part en studio (Angelic) avec le producteur anglais David Kosten qui produira « Disorder ».
Son premier album « France » est sorti le 20 janvier 2014, Sony Music.

La Gaîté Lyrique – samedi 20 septembre 2014, 21h30

1ère partie : ANDREA

Sur scène avec OWLLE : Antoine, batterie et Charles, synthés.

OWLLE, "France", La Gaîté Lyrique, Paris

Il se passe des choses sur la scène musicale hexagonale féminine…
Cela fait un moment que l’univers musical de OWLLE m’a interpellé, il était nécessaire que j’aille voir sur scène ce qu’il en était vraiment.
Elle arrive sur scène dans la pénombre, porte une sorte de boléro glitter (qu’elle enlèvera après) sur une combi noire, enchaîne deux titres et présente ses musiciens.

Première impression, la musique prend trop le pas sur sa voix, et là c’est vraiment dommage car elle a une voix et des plus intéressante !
Elle se perd et se laisse voyager par moment dans sa musique et revient sur scène comme happée par la réalité du moment. Il y a là une dimension onirique à expérimenter, c’est un rêve de voix, de sons, de gestes, de postures et de contrastes.
Quatrième titre « Fog », le public où il y a de « vrais fans » connaît bien l’album. Cinquième titre « Ticky Ticky », difficile de faire l’impasse sur ce titre là…
Sixième titre « Don’t lose it », enfin le concert prend forme et rythme, elle semble plus à l’aise sur scène, même si le concert est déjà plutôt rodé après plusieurs mois de tournée.
« Silence », puis un titre plus calme et une nouvelle chanson qui a une belle atmosphère d’ensemble musique + voix.
Pour finir, encore deux titres, le dernier dans une ambiance bleue, « Let it go… »

OWLLE, "France", La Gaîté Lyrique, Paris
Rappel
OWLLE fait une reprise de « Wuthering Heights » de Kate Bush, dans une version personnelle, que je trouve réussie.
Et là il se passe une chose étrange, plutôt que de terminer le concert sur la reprise de Kate Bush, OWLLE propose au public de visionner son dernier clip pour le titre « Creed », alors allons y « From Limoges to L.A…. » ! (Ceux qui étaient là comprendront…)!

Comme je l’ai déjà dis je préfère un concert avec sa part d’émotions et de maladresses, à un concert qui a une précision trop médicale, bien sûr le concert de ce soir était « court », avec un premier album sorti, il est difficile de faire autrement… ! Ce soir OWLLE aurait pu ralentir, pour pouvoir transmettre son énergie et ses émotions à son public, je dirai juste pour conclure, difficile de gérer le trac…

JOSHUA REDMAN & THE BAD PLUS

  • by C.EM
  • septembre 12th, 2014

Jazz à La Villette, Grande Halle Charlie Parker – mardi 9 septembre 2014, 20h

1ère partie : KNEEBODY

The BAD PLUS : trio de jazz – pianiste : Ethan Iverson, contrebassiste : Reid Anderson, batteur : David King.

Comme souvent au Festival de Jazz à La Villette, il y a des artistes à voir et même à ne pas manquer…
Monsieur Joshua Redman en fait partie.

Nous avons eu droit avant le concert à un discours des intermittents du spectacle. Je ne pense pas qu’ils vont rallier le public à leur cause en agissant ainsi ; d’ailleurs, seulement la moitié de la salle, a légèrement applaudi.

Joshua Redman & the Bad Plus, Jazz à La Villette, Paris

Après la première partie, les techniciens installent les instruments, piano, contrebasse et batterie, le décor chic et sobre est posé. Ils entrent sur scène, Joshua Redman est d’une classe absolue en costume gris.

Le concert débute tout en douceur, Joshua Redman joue en finesse et subtilité, puis il reste en retrait et laisse le trio des Bad Plus jouer le morceau. Il y a une forte complicité entre le contrebassiste et le batteur, le pianiste est comme dans sa bulle. Joshua Redman alterne l’action et le retrait. Il semble confiant dans les musiciens qui l’accompagnent ; je me dis : « Ils savent ce qu’ils ont à faire » !
Les trois premiers titres s’enchaînent, « Love is the answer », « 2 pm » et « Big heater », tout l’héritage du jazz est là, magnifié par la maîtrise de Joshua Redman et du trio des Bad Plus.
Présentation des musiciens et Reid Anderson dit : « C’est moi qui ai écrit le titre » ! Ce qu’il dira à plusieurs reprises au cours de la soirée et qui provoquera le rire du public. Je dois admettre que Monsieur Reid Anderson maîtrise bien l’art de la composition.
Sur le 3ème titre, qui pourrait être une musique de film, le pianiste s’arrête de jouer pour laisser la place à Joshua Redman qui joue crescendo jusqu’à la folie.
« People like you », un morceau sensible qui gagne en puissance comme une longue et belle histoire… « Fifth store Jewellery », l’excellent batteur s’est donné son moment de gloire, même Joshua Redman n’arrivait pas à reprendre la main !
Et je me dis : « Comme il doit être difficile de gérer tout ces égos » !
Nouvelle présentation des musiciens, Reid Anderson cite le pianiste, le batteur et dit : « Et le fantastique Joshua Redman ».
«That is the question », dernier titre plutôt exubérant, qui s’apparente davantage à une démonstration de force finale qui n’était pour moi pas nécessaire…

Joshua Redman & the Bad Plus, Jazz à La Villette, Paris

C’était un excellent concert, peut être un peu trop lisse, il manquait une vraie complicité entre Joshua Redman et le trio des Bad Plus, qui aurait permis d’emporter le public. Pour ce concert nous étions assis, alors que  je pense qu’un public debout aurait apporté une autre énergie…
Je crois aussi que Joshua Redman n’était sans doute pas à 100% dans son élément avec cette formation.

A Vous de Voir… Septembre-Octobre 2014

  • by C.EM
  • septembre 4th, 2014

Maceo Parker, 1ère partie Malted Milk
Jazz à la Villette
Jeudi 4 septembre 2014, 20h
Cité de la musique

Joshua Redman & The Bad Plus, 1ère partie Kneebody
Jazz à la Villette
Mardi 9 septembre 2014, 20h
Grande Halle

Massive Attack
Fête de l’Humanité
Vendredi 12 septembre 2014, 21h40
Grande Scène
Parc départemental Georges Valbon, La Courneuve (93)

IAM
Fête de l’Humanité
Samedi 13 septembre 2014, 19h40
Grande Scène
Parc départemental Georges Valbon, La Courneuve (93)

OWLLE (electro)
Samedi 20 septembre 2014, 20h
La Gaité Lyrique

Kangding Ray (electro)
Nuit electro, festival Scopitone, Nantes
Samedi 20 septembre 2014
Stereolux, Nantes

Mashrou’Leila (plutôt rock) + Acid Arab (electro) + Maurice Louca (musique expérimentale, electro)
« Arabies »
Vendredi 10 octobre 2014, 20h
La Gaité Lyrique

Keiichiro SHIBUYA
Concert pour piano et ordinateur
Lundi 20 octobre 2014, 20h
Théâtre du Châtelet

A Vous de Voir…Septembre-Octobre 2014  

  • by C.EM
  • septembre 2nd, 2014

En attendant…

Centre Pompidou : Modernités plurielles de 1905 à 1970
Nouvelle présentation de la collection d’art moderne – 200 œuvres inédites
23 octobre 2013 – 26 janvier 2015
Centre Pompidou

Lee Ufan (plasticien coréen)
17 juin-2 novembre 2014
Château de Versailles

Et après…

Marcel Duchamp – « La peinture même 1910-1923 »
Une centaine de peintures du musée de Philadelphie
24 septembre 2014-5 janvier 2015
Centre Pompidou

Jean-Michel Othoniel
Prévu en Septembre 2014
« Les Belles Danses » trois sculptures fontaines, le bosquet du Théâtre d’Eau
Jardins du château de Versailles, Château de Versailles

Hedi Slimane : Sonic (en référence au groupe Sonic Youth)
Photographies et une installation vidéo
18 septembre 2014-11 janvier 2015
Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent

Eotone : Herman Kolgen & David Letellier
15-21 septembre 2014
Esplanade des Traceurs de coques
Festival Scopitone, Nantes

Kôichi Kurita : Mille Terres Mille Vies
Installation, une « bibliothèque de terres »
Jusqu’au 5 octobre 2014
Abbaye Royale de Maubuisson, Saint-Ouen-l’Aumône

Nuit Blanche
G.R.A., « Grande Randonnée Artistique », rive gauche de Paris
Sous la direction de José-Manuel Gonçalvès, directeur du 104
Le samedi 4 octobre de 19h jusqu’au petit matin
Paris

Fiac (Foire internationale d’art contemporain) – Paris
23-26 octobre 2014
Nef du Grand Palais, Jardin des Tuileries, Jardin des Plantes, Place Vendôme, Berges de Seine

Pierre Soulages
Musée Soulages
Exposition rétrospective, (24) « Outrenoir(s) en Europe »
« J’aime l’autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité » a dit Pierre Soulages.
Jusqu’au 5 octobre 2014
Rodez

Dennis Hopper : The Lost Album
400 photographies (choisies par lui-même pour sa grande exposition en 1970)
Jusqu’au 19 octobre 2014
Burlington Gardens
Royal Academy of Arts, Londres

Anselm Kiefer
Rétrospective, 40 ans de créations
27 septembre-14 décembre 2014
Main Galleries, Burlington House
Royal Academy of Arts, Londres

Virginia Woolf : Art, Life and Vision
Jusqu’au 26 octobre 2014
National Portrait Gallery, Londres

NENA und Band– LIVE 2014

  • by C.EM
  • juillet 28th, 2014

Regensburg, Thurn und Taxis : Schlossfestspiele, Innenhof – Vendredi 25 juillet 2014, 21h

NENA, Live 2014, Thurn und Taxis Schlossfestspiele, Regensburg

La scène est dans la cour du château et heureusement, ce soir, les orages ont passé leur chemin. NENA monte sur scène à 21h après avoir laissé la place en première partie, à deux de ces guitaristes. Sur scène avec elle, il y a trois choristes et huit musiciens, elle est en super forme ; elle fait une heure de marche tous les jours où qu’elle soit, et boit volontiers un bon whiskey !
Elle attaque direct très rock et dès le deuxième titre, elle appelle le public à venir devant la scène. Comme toujours elle a une maîtrise parfaite de la scène et sait parfaitement communiquer avec son public.
Dès le troisième titre tout le monde chante avec elle et saute à pieds joints !
« In meinem Leben », NENA seule à la guitare, finit par dire en rigolant, « chanter est bon pour la santé, alors chantez avec moi » !
La soirée est total rock, parfois plus rap, parfois plus punk. Elle chante le single de son nouvel album qui sortira fin août, début septembre. Et aussi,
« Old School » (Baby)
« Willst du mit mir gehn », les filles sont invitées à reprendre le refrain.
Il semblerait qu’il y ait un petit problème technique, elle discute avec le technicien son et avec son clavier tout en finissant la chanson.
A nouveau un solo plus calme, NENA emplit l’espace avec ses émotions.
Après onze titres et nous avoir présenté ses musiciens, c’est l’entracte.

NENA, Live 2014, Thurn und Taxis Schlossfestspiele, Regensburg

NENA remonte sur scène et clame « Man, Man, Man, Sie sind alle wieder da » !
« Das ist nicht alles », elle a passé un blouson de cuir et compte bien terminer la soirée avec force.
« Das Schiff », NENA est à nouveau seule à la guitare.
« Ce sont des rêves en plastique »
« Wunder Geschehen »
NENA fera de cette soirée une traversée à travers tout ses albums avec des titres connus comme « Leuchtturm », « Irgendwie, Irgendwo, Irgendwann » « Nur Geträumt » et avec bien sûr un « 99 Luftballons » version 2014 !

NENA, Live 2014, Thurn und Taxis Schlossfestspiele, Regensburg

Et elle dit : « Vielen Dank, das ist ein super schöner Abend »
« Wir gehören zusammen »
NENA ne surjoue pas et ne cherche pas la perfection, tout le déroulement scénique en devient plus intéressant. Elle aime son public et il le lui rend bien, qu’il y ait 2 000 ou 20 000 personnes.
Et comme elle le dit « Un concert est toujours une nouvelle aventure et certainement pas une routine, jusqu’à aujourd’hui en tout cas… »
Vielen Dank NENA !

KYOKA – « is (Superpowered)»

  • by C.EM
  • juillet 18th, 2014

KYOKA était en concert à Paris, pour la sortie de son premier album « Is (Superpowered) », le 5 mai 2014, sur le label Raster Noton (Berlin).

Paris, La Plage du Glazart – Mutant Area – Jeudi 17 juillet 2014, 21h

KYOKA, "Is (Superpowered)", La Plage du Glazart, Paris

Le lieu qui tenait davantage du club de rencontres que d’un espace de concerts, ne permettait pas d’apprécier à sa juste valeur le travail de la demoiselle japonaise.
Son Set était globalement maitrisé, « Superpowered » peut-être un peu trop, j’attendais un peu plus de subtilité et de fluidité sur l’ensemble de la performance.
J’ai trouvé très curieux qu’il y ait du « Construction Time Again » de Depeche Mode chez KYOKA, mais en version partielle, remixée Electro 2014.
Ça donnait quelque chose entre un vrai bruit d’usine, un son parfois Dumbstep – Reggae et une sonorité très « Game Arcade » ; One, Two, Three,  une sonorité très robotique de travail à la chaine perdue dans « Vingt Mille Lieux sous les Mers ».
Et vocalement cela s’apparentait presque à du rap.

Je dirai que pour un premier album sorti sur le label Raster Noton (Berlin) et travaillé avec Frank Bretschneider et Robert Lippock, il fallait sans doute que la demoiselle en fasse un peu trop…
La performance de KYOKA, hier soir à la plage du Glazart, pourrait certainement avoir une autre portée ; il manquait juste la symbiose entre l’artiste, le lieu et le public.
Mademoiselle KYOKA est je crois lancée sur une ligne à grande vitesse…

MONUMENTA 2014 – ILYA ET EMILIA KABAKOV

  • by C.EM
  • juillet 9th, 2014

L’ÉTRANGE CITÉ
Au Grand Palais
Du 10 mai au 22 juin 2014

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris1-La Coupole

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris2-L’entrée dans la cité

J’ai passé mon temps à lever la tête, à regarder vers le haut.
Il y avait tellement de soleil ce jour là, que je me suis demandée si je n’avais été téléportée en Grèce, avec ses maisons blanches et ses dédales de rues. Je suis l’ordre du plan, mais je ne peux m’empêcher de tourner en rond. Je me déconnecte du temps présent, et en même temps j’accélère dans la trajectoire de mon parcours.
La coupole est posée là comme un ovni. Cet orgue lumineux me fait penser à un jouet géant pour enfants.
Je ne franchis pas l’entrée dans la cité, je la contourne, au cas où, si je franchissais cette porte j’allais me perdre dans le monde d’Alice aux pays des merveilles ou dans le labyrinthe du Minotaure.
En face j’entre dans le musée vide, les deux portes au fond m’attirent, je voudrai pouvoir les ouvrir et qu’elles m’emmènent dans un autre monde. Finalement la « Passacaille » de Jean-Sébastien Bach ne me retient pas.
Je passe à gauche et tourne dans le sens des aiguilles d’une montre.
J’arrive à Manas, une ville qui exista au nord du Tibet. Je tourne d’abord autour puis je me rapproche en spirale du centre. J’observe la maquette.
J’arrive au Centre de l’énergie cosmique. J’ai l’impression d’être dans le monde des « Cités Obscures » de Schuiten et Peeters.
Et là j’espère rencontrer un ange… Mais j’ai l’impression qu’il faut aller très haut pour rencontrer les anges…
Puis j’arrive aux Portails, et j’entre dans un temple japonais ; tout de suite je me sens bien, plus calme, j’aurai envie de pouvoir m’asseoir là tranquillement et méditer.
Je quitte la spirale pour entrer dans la Chapelle blanche à gauche puis dans la Chapelle sombre à droite. Ces chapelles qui ont les proportions des églises de la renaissance, sont ce que je retiens de cette étrange cité, sans doute parce qu’elles font parties de ma culture depuis toujours.

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris3-Le musée vide

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, ParisIlya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris4-Manas

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, ParisIlya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris5-Le centre de l’énergie cosmique

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris6-Comment rencontrer un ange

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris7- Les portails

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris8-La chapelle blanche

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris9-La chapelle sombre

 L’idéal aurait été de pouvoir faire 2 visites privées, avec 2 météos différentes. Avoir le temps de tourner autour, en silence; avoir le temps de s’arrêter et de regarder, sans parasites; prendre une vue d’ensemble puis entrer dans le détail.
Est-ce que le travail présenté correspond à Monumenta ? Je ne suis pas sûre, mais cette étrange cité mérite réflexion.

A Vous de Voir…Juillet-Août 2014

  • by C.EM
  • juillet 3rd, 2014

Claude Lévèque
« Sous le plus grand chapiteau du monde (partie 1) »
Projet spécifique
A partir du 2 avril 2014-Automne 2015
Sous la Pyramide du Louvre, Paris

Rencontres d’Arles
Du 7 juillet au 21 septembre 2014
45ème édition
Festival Photo Visionnaire
Arles

Marina Abramović
« 512 Hours »
de 10 heures à 18 heures, six jours sur sept
Jusqu’au 25 août 2014
Serpentine Gallery, Londres (Royaume-Uni)

Jean-Paul Gaultier
« The Fashion World of Jean-Paul Gaultier : From the Sidewalk to the Catwalk. »
Jusqu’au 25 août 2014
Barbican Art Gallery, Londres (Royaume-Uni)

Irving Penn
« Resonance »
Jusqu’au 31 décembre 2014
Palazzo Grassi-François Pinault Foundation
Campo San Samuele, Venise (Italie)

KEIICHIRO SHIBUYA _ 渋谷慶一郎氏への質問状

  • by C.EM
  • juillet 2nd, 2014

_ 渋谷慶一郎氏への質問状

Keiichiro Shibuya, Interview, Tokyo, Paris,photo credit Kenshu Shintsubo

 

1/パリのパレ・ド・トーキョーにおける杉本博司氏の個展オープニングのための

「コンサート・プロジェクション」製作の過程についてご説明いただけますか

 

杉本さんが劇場の映像バージョンを先に制作して、その映像に対して作曲しました。

映像のMov dataを音というかノイズに変換したものを作り、それが通奏低音のように

曲の全体を通じて鳴っています。杉本さんのアイディアでオリヴィエ・メシアンの

「世の終わりのための四重奏曲」からいくつかの和音が引用されています。

 

2/ テクノロジーはますます存在感を示しています ご自身の作品においてはテクノロジーをどのように活用していらっしゃるのでしょうか

 

音色を作ること。作曲すること。曲を編集すること。全てにです。

ピアノを弾くときにもコンピュータで音色を作っていることの影響はあります。

 

3/ あなたが企画を立てるとき その企画と 古典音楽の楽器やテクノロジーとのバランスとは何でしょう そしてそれはどのように進化するのでしょう

 

バランスを取る必要はありません。

ある音楽が浮かんだときに既に、楽器かコンピュータかといった使うメディアは決まっています。個人的にはピアノとコンピュータをミックスするのはすごく難しいと思います。

同時にそれが今の自分のスタイルだという気持ちもあります。

2014年10月にシャトレ座でのソロコンサートではその最も進化したかたちが出来ればと思っています。

 

4/ テクノロジーによって 音楽やデザイン 現代美術の繋がりはますます明白になっていますが このことについてどう思われますか また ご自身の作品においては この繋がりをどのように定義されますか

 

その繋がりが指すものはテクノロジーの小型化、つまりパーソナルテクノロジーということだ

と思うのですが、それ自体は新しい概念、出来事ではありません。

ただ、それによって音楽家ではない人間、例えば美術家が音楽の原理とは別のビジュアルな原

理で音楽を作ることが一般的になったのはすごく大きな転換だったと思います。

僕はインスタレーションも作りますが、実際の音の有無はともかくとして音が発想やコンセプ

トの元になっています。なので音、聴覚からビジュアルを見ていますし、発想します。

そして環境をコンポジションする、という意識が強いです。

作曲という意識でビジュアルを含んだものを作る、というアーティストはそれほど多くない

です。

同時にこれは僕の特徴でもあるので、美術的な活動をするときほど自分が音楽家であることを

強く意識します。

 

5/ 2013年のオペラ「THE END」は これらの分野と結合している最も代表的な作品と言えるのでしょうか

 

あの作品はオペラを人間を使わないで作ったらどうなるか、というのが最初のコンセプトです。

なので現代美術的なアプローチは特に意識していません。あくまでも音楽内の発想で作ってい

ます。しかし、古典的な意味でのハーモニーは限りなくシンプルで音色の層は限りなく複雑に

なっています。

同時にあのオペラには1ページも楽譜がありません。

全て最初からコンピュータにプログラミングしていったのです。

そういう意味ではあれはテクノロジーがなければ出来なかったオペラだったと思います。