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ANNE-JAMES CHATON

  • by C.EM
  • mai 19th, 2014

Les Soirées Nomades
Une soirée imaginée par Anne-James Chaton
« It doesn’t get better »

Paris, La Fondation Cartier – Jeudi 15 mai 2014, 21h

Les Soirées Nomades, Paris,  La Fondation Cartier, Anne-James Chaton, David Wampach, Nicolas Fenouillat

21h il fait froid dans les jardins,
21h10 le public est empaqueté dans ses vestes et manteaux,
21h15 la performance commence,
« Batterie »,
Un batteur, un interprète,
David Wampach, Nicolas Fenouillat,
En arrière plan, les lampes « In Ei » d’Issey Miyake, statiques,
Dans le jardin, une scène au sol noir,
Un batteur qui explore tous les sons de son instrument,
Un interprète qui s’agite dans tous les sens,
Régression, enfantillage, amusement collectif,
21h35, 20 minutes dehors, fin. Le public rentre dans la fondation pour voir la suite…

« Qui je suis… en une minute »,
Pièce sonore de Bernard Heidsieck, 1967 (2’),
« …Tout autour de Vaduz… »,
La liste sans fin…

“Guitar Poetry Tour”,
Anne-James Chaton, Andy Moor, Thurston Moore,
« …My girlfriend is amazing…Money is ridiculous… »,
« …That’s why I love you forever more…, That’s why I want you forever more… »,
Thurston Moore,

Les Soirées Nomades, Paris, La Fondation Cartier, Thurston Moore

“Guitar Poetry Tour”,
Anne-James Chaton, Andy Moor, Thurston Moore,
C’est le clash sous contrôle,
Un va et vient sur scène s’installe,
Guitare, impulsion, voix, lecture,

Les Soirées Nomades, Paris, La Fondation Cartier, Anne-James Chaton, Andy Moor

Lignes universelles de métro,
Transit, sortie,
Où suis je ?
Parcours mental, verbal, musical,
Douter, foncer, s’échapper,

Les Soirées Nomades, Paris, La Fondation Cartier, Anne-James Chaton, Andy Moor

« Princess In A Mercedes Class S280 »,
Lady Di,
Mémoire collective, mémoire sélective,
Dieu, Déesse, adoration,
Elton John,

Les Soirées Nomades, Paris, La Fondation Cartier, Anne-James Chaton, Andy Moor, Thurston Moore

Humour et ironie,
Mixage des genres,
Collection hétéroclite,
C’était bien, très bien,
23h30 fin.

JEFF MILLS & EMMANUELLE HUYNH, DANSE

  • by C.EM
  • octobre 3rd, 2013

« Oneness » @ Festival d’Ile de France
Gaité Lyrique, Paris, le mercredi 2 octobre 2013

 

photo JMills 2_1

Jeff Mills, pionnier de la techno minimale, DJ, vidéaste et producteur, de la scène techno de Détroit, a proposé « Oneness » présenté pour la première fois en Europe. L’idée est la symbiose de l’homme et de la technologie.
Quelque chose de contre nature est en train de se passer…
Est ce que la fusion va prendre ?

Le concert commence sur un grand jour, lumière blanche, des écrans blancs tout autour de la salle, et au dessus du poste de la régie son, la projection d’un globe terrestre qui tourne. La musique de Jeff Mills alterne des sons concentrés, des « data » et des « signals » métalliques, qui vrillent, des tonalités plus pures, plus claires avec un rythme tribal. Jeff Mills est derrière une grande colonne blanche au centre de la scène, habillé en combinaison de chercheur scientifique, il manipule comme un généticien, les sons.
Emmanuelle Huynh passe d’un côté à l’autre de la scène, face à la scène le côté gauche pourrait symboliser la gestation et la métamorphose et le côté droit le rejet et la lutte. Peu à peu le jour décroit, le globe terrestre tourne de plus en plus vite et le ciel bleu acier envahit l’espace, un rectangle jaune central prend position, la nuit froide englobe tout et une lumière blanche flashe.
Emmanuelle Huynh réussit à se déshumaniser, à devenir aussi métallique que le son et la lumière, elle a le regard froid.

SDC12354 2_1_1 JMills

Une partie du public n’a pas compris ce soir, que Jeff Mills présentait une performance avec Emmanuelle Huynh; le sujet n’était pas de les faire danser.
Jeff Mills a toujours une longueur d’avance et ce n’est pas le mélange d’applaudissements et de huées qui ont clos la performance de ce soir, qui l’empêcheront d’avancer ! Jeff Mills – The Wizzard (Le Sorcier) vous invite à utiliser votre imagination pour créer et avancer.

BOLERO création

  • by C.EM
  • juin 1st, 2013

Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet, chorégraphie
Marina Abramovic, scénographie
Durée 15min

 

© : le Figaro.fr

© : le Figaro.fr

 

J’avais moins de 5 ans et je me souviens très bien du Boléro de Ravel, chorégraphie de Maurice Béjart. Des images fortes qui sont à jamais gravées dans ma mémoire. Maurice Béjart confie le rôle central – la mélodie- tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le rythme est interprété par un groupe de danseurs.
Cette fois là, Maia Plissetskaia, danseuse étoile du Bolchoï, interprétait – la mélodie – seule sur une table.

Alors ce soir là, quelques années plus tard, je suis ressortie de l’Opéra de Paris à la fois étonnée, satisfaite et contrariée. Je voulais voir cette création, la première du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui avec les danseurs de l’Opéra Garnier. Bien sûr il fallait que je la confronte à mes souvenirs. Et puis je voulais voir la scénographie de Marina Abramovic.

Il me reste des images, des cercles concentriques comme sur l’eau d’un lac, et étrangement des spirales comme des nébuleuses célestes, des danseurs à la technique classique parfaite mais académique, oui une transe de groupe mais où je ne retrouve pas l’énergie animale des danseurs du ballet Maurice Béjart, les miroirs de Marina Abramovic, dans lesquels j’ai envie de regarder sans cesse, ce qui m’agace, et fait que je me concentre sur ce qui se passe sur scène et enfin des costumes (de Riccardo Tisci) qui m’envoie direct dans le XVIIIème siècle, ces longues capes noires à capuches et ces longues robes virevoltantes.

La composition de ce programme, « L’Oiseau de Feu » de Béjart, suivi de « L’Après-midi d’un Faune » de Nijinski, et de « Afternoon of a Faune » de Robbins et enfin « Boléro », fait que nous ne pouvions qu’être surpris par le dernier acte et c’est presque un soulagement !

L’euphorie et l’électricité ont gagné la salle de l’Opéra de Paris où le public a applaudi à tout rompre.