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IN PARADISUM XVII

  • by C.EM
  • avril 21st, 2015

GODFLESH + EXTREMES PRECAUTIONS + DE MURCIA & MIKOLAJCZYK (LIVE)

La Gaîté Lyrique – vendredi 17 avril 2015, 20h

Ce soir c’est une nouvelle soirée du label In Paradisum qui a lieu à la Gaîté Lyrique, avec un premier set des lyonnais Amédée de Murcia & Guillaume Mikolajczyk (du quatuor Insiden), suivi du set de Paul Régimbeau a.k.a. Mondkopf et pour finir Godflesh (Justin K. Broadrick & Ben C.Green).

Amédée de Murcia & Guillaume Mikolajczyk (du quatuor Insiden), In Paradisum XVII, La Gaîté Lyrique

DE MURCIA & MIKOLAJCZYK
20h, au milieu du public, c’est à dire dans la salle, le public tout autour debout ou assis, nos deux barbus lyonnais livrent une performance au volume sonore élevé, des sons répétitifs et spatiaux, résonnent comme un bruit lancinant d’usine, dans un jeu de lumières oranges et bleues ; nous sommes plongés dans une ambiance de guerre froide.

Paul Régimbeau, Mondkopf, Extrêmes Précaustions, In Paradisum, La Gaîté Lyrique

EXTREMES PRECAUTIONS – Mondkopf
Paul Régimbeau présente ce soir un extrait de son nouvel album « Extrêmes Précautions », un nouveau projet techno, brut.
Il arrive discrètement sur scène, en fond scénique des batons de lumière rouge, le son va crescendo, mais je retrouve encore le son « cathédrale » très particulier de Mondkopf.
Une fois de plus il nous propose sa catharsis à effets miroirs, il créé pour externaliser ses frustrations et cela ouvre un portail dans lequel nous plongeons.
Que se passe t-il depuis quelques mois avec tous ces producteurs d’électro et de techno qui semblent en situation de guerre et d’urgence ? Je pense au dernier opus de Ben Frost ou au set de Carsten Nicolai avec Anne-James Chaton à la Fondation Louis Vuitton.
L’ensemble de la soirée est sous le signe du volume sonore fort, très fort…
La techno tribale de Mondkopf, faite de contrastes, alterne ici avec un son arabisant et des lumières rouges et blanches, puis soudain un cri. Est-ce un cri de rage, de guerre ou d’horreur ?
« Suicide »
« Bull Shit »
« You’ll be allright »
Là tout cogne, tout vibre et tout devient flou, le portail est ouvert et une envie irrépressible de courir me prend.
Le fond de scène redevient flou, la techno sauvage se mêle à des sons asiatisant, c’est beau et douloureux.
Il y a du Jean-Michel Jarre chez Paul Régimbeau.
Il quitte la scène comme une flèche, sans même attendre les applaudissements…

Godflesh (Justin K. Broadrick & Ben C.Green), In Paradisum XVII, La Gaîté Lyrique

GODFLESH
Il y a dans la salle des fans purs et durs, un écran blanc de projection descend, beaucoup d’images seront projetées, d’abord du feu puis une croix, puis un serpent.Le son Godflesh vous cloue au sol littéralement, plus moyen de s’évader même si parfois une envolée lyrique surgit, tout reste plombé.
Saturation, urgence, résistance, le son est très fort, métal-punk et très anglais.
Les peintures de Jerome Bosch côtoient un son intense et une sirène d’urgence. Saturations de sons et de lumières striées, soudain une ombre noire passe.

Les sets se sont enchainés rapidement, les seuls temps morts étaient techniques.