ArchiveMonthly

NENA und Band– LIVE 2014

  • by C.EM
  • juillet 28th, 2014

Regensburg, Thurn und Taxis : Schlossfestspiele, Innenhof – Vendredi 25 juillet 2014, 21h

NENA, Live 2014, Thurn und Taxis Schlossfestspiele, Regensburg

La scène est dans la cour du château et heureusement, ce soir, les orages ont passé leur chemin. NENA monte sur scène à 21h après avoir laissé la place en première partie, à deux de ces guitaristes. Sur scène avec elle, il y a trois choristes et huit musiciens, elle est en super forme ; elle fait une heure de marche tous les jours où qu’elle soit, et boit volontiers un bon whiskey !
Elle attaque direct très rock et dès le deuxième titre, elle appelle le public à venir devant la scène. Comme toujours elle a une maîtrise parfaite de la scène et sait parfaitement communiquer avec son public.
Dès le troisième titre tout le monde chante avec elle et saute à pieds joints !
« In meinem Leben », NENA seule à la guitare, finit par dire en rigolant, « chanter est bon pour la santé, alors chantez avec moi » !
La soirée est total rock, parfois plus rap, parfois plus punk. Elle chante le single de son nouvel album qui sortira fin août, début septembre. Et aussi,
« Old School » (Baby)
« Willst du mit mir gehn », les filles sont invitées à reprendre le refrain.
Il semblerait qu’il y ait un petit problème technique, elle discute avec le technicien son et avec son clavier tout en finissant la chanson.
A nouveau un solo plus calme, NENA emplit l’espace avec ses émotions.
Après onze titres et nous avoir présenté ses musiciens, c’est l’entracte.

NENA, Live 2014, Thurn und Taxis Schlossfestspiele, Regensburg

NENA remonte sur scène et clame « Man, Man, Man, Sie sind alle wieder da » !
« Das ist nicht alles », elle a passé un blouson de cuir et compte bien terminer la soirée avec force.
« Das Schiff », NENA est à nouveau seule à la guitare.
« Ce sont des rêves en plastique »
« Wunder Geschehen »
NENA fera de cette soirée une traversée à travers tout ses albums avec des titres connus comme « Leuchtturm », « Irgendwie, Irgendwo, Irgendwann » « Nur Geträumt » et avec bien sûr un « 99 Luftballons » version 2014 !

NENA, Live 2014, Thurn und Taxis Schlossfestspiele, Regensburg

Et elle dit : « Vielen Dank, das ist ein super schöner Abend »
« Wir gehören zusammen »
NENA ne surjoue pas et ne cherche pas la perfection, tout le déroulement scénique en devient plus intéressant. Elle aime son public et il le lui rend bien, qu’il y ait 2 000 ou 20 000 personnes.
Et comme elle le dit « Un concert est toujours une nouvelle aventure et certainement pas une routine, jusqu’à aujourd’hui en tout cas… »
Vielen Dank NENA !

KYOKA – « is (Superpowered)»

  • by C.EM
  • juillet 18th, 2014

KYOKA était en concert à Paris, pour la sortie de son premier album « Is (Superpowered) », le 5 mai 2014, sur le label Raster Noton (Berlin).

Paris, La Plage du Glazart – Mutant Area – Jeudi 17 juillet 2014, 21h

KYOKA, "Is (Superpowered)", La Plage du Glazart, Paris

Le lieu qui tenait davantage du club de rencontres que d’un espace de concerts, ne permettait pas d’apprécier à sa juste valeur le travail de la demoiselle japonaise.
Son Set était globalement maitrisé, « Superpowered » peut-être un peu trop, j’attendais un peu plus de subtilité et de fluidité sur l’ensemble de la performance.
J’ai trouvé très curieux qu’il y ait du « Construction Time Again » de Depeche Mode chez KYOKA, mais en version partielle, remixée Electro 2014.
Ça donnait quelque chose entre un vrai bruit d’usine, un son parfois Dumbstep – Reggae et une sonorité très « Game Arcade » ; One, Two, Three,  une sonorité très robotique de travail à la chaine perdue dans « Vingt Mille Lieux sous les Mers ».
Et vocalement cela s’apparentait presque à du rap.

Je dirai que pour un premier album sorti sur le label Raster Noton (Berlin) et travaillé avec Frank Bretschneider et Robert Lippock, il fallait sans doute que la demoiselle en fasse un peu trop…
La performance de KYOKA, hier soir à la plage du Glazart, pourrait certainement avoir une autre portée ; il manquait juste la symbiose entre l’artiste, le lieu et le public.
Mademoiselle KYOKA est je crois lancée sur une ligne à grande vitesse…

MONUMENTA 2014 – ILYA ET EMILIA KABAKOV

  • by C.EM
  • juillet 9th, 2014

L’ÉTRANGE CITÉ
Au Grand Palais
Du 10 mai au 22 juin 2014

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris1-La Coupole

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris2-L’entrée dans la cité

J’ai passé mon temps à lever la tête, à regarder vers le haut.
Il y avait tellement de soleil ce jour là, que je me suis demandée si je n’avais été téléportée en Grèce, avec ses maisons blanches et ses dédales de rues. Je suis l’ordre du plan, mais je ne peux m’empêcher de tourner en rond. Je me déconnecte du temps présent, et en même temps j’accélère dans la trajectoire de mon parcours.
La coupole est posée là comme un ovni. Cet orgue lumineux me fait penser à un jouet géant pour enfants.
Je ne franchis pas l’entrée dans la cité, je la contourne, au cas où, si je franchissais cette porte j’allais me perdre dans le monde d’Alice aux pays des merveilles ou dans le labyrinthe du Minotaure.
En face j’entre dans le musée vide, les deux portes au fond m’attirent, je voudrai pouvoir les ouvrir et qu’elles m’emmènent dans un autre monde. Finalement la « Passacaille » de Jean-Sébastien Bach ne me retient pas.
Je passe à gauche et tourne dans le sens des aiguilles d’une montre.
J’arrive à Manas, une ville qui exista au nord du Tibet. Je tourne d’abord autour puis je me rapproche en spirale du centre. J’observe la maquette.
J’arrive au Centre de l’énergie cosmique. J’ai l’impression d’être dans le monde des « Cités Obscures » de Schuiten et Peeters.
Et là j’espère rencontrer un ange… Mais j’ai l’impression qu’il faut aller très haut pour rencontrer les anges…
Puis j’arrive aux Portails, et j’entre dans un temple japonais ; tout de suite je me sens bien, plus calme, j’aurai envie de pouvoir m’asseoir là tranquillement et méditer.
Je quitte la spirale pour entrer dans la Chapelle blanche à gauche puis dans la Chapelle sombre à droite. Ces chapelles qui ont les proportions des églises de la renaissance, sont ce que je retiens de cette étrange cité, sans doute parce qu’elles font parties de ma culture depuis toujours.

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris3-Le musée vide

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, ParisIlya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris4-Manas

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, ParisIlya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris5-Le centre de l’énergie cosmique

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris6-Comment rencontrer un ange

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris7- Les portails

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris8-La chapelle blanche

Ilya et Emilia Kabakov, "L'étrange Cité", Monumenta 2014, Grand Palais, Paris9-La chapelle sombre

 L’idéal aurait été de pouvoir faire 2 visites privées, avec 2 météos différentes. Avoir le temps de tourner autour, en silence; avoir le temps de s’arrêter et de regarder, sans parasites; prendre une vue d’ensemble puis entrer dans le détail.
Est-ce que le travail présenté correspond à Monumenta ? Je ne suis pas sûre, mais cette étrange cité mérite réflexion.

A Vous de Voir…Juillet-Août 2014

  • by C.EM
  • juillet 3rd, 2014

Claude Lévèque
« Sous le plus grand chapiteau du monde (partie 1) »
Projet spécifique
A partir du 2 avril 2014-Automne 2015
Sous la Pyramide du Louvre, Paris

Rencontres d’Arles
Du 7 juillet au 21 septembre 2014
45ème édition
Festival Photo Visionnaire
Arles

Marina Abramović
« 512 Hours »
de 10 heures à 18 heures, six jours sur sept
Jusqu’au 25 août 2014
Serpentine Gallery, Londres (Royaume-Uni)

Jean-Paul Gaultier
« The Fashion World of Jean-Paul Gaultier : From the Sidewalk to the Catwalk. »
Jusqu’au 25 août 2014
Barbican Art Gallery, Londres (Royaume-Uni)

Irving Penn
« Resonance »
Jusqu’au 31 décembre 2014
Palazzo Grassi-François Pinault Foundation
Campo San Samuele, Venise (Italie)

KEIICHIRO SHIBUYA _ 渋谷慶一郎氏への質問状

  • by C.EM
  • juillet 2nd, 2014

_ 渋谷慶一郎氏への質問状

Keiichiro Shibuya, Interview, Tokyo, Paris,photo credit Kenshu Shintsubo

 

1/パリのパレ・ド・トーキョーにおける杉本博司氏の個展オープニングのための

「コンサート・プロジェクション」製作の過程についてご説明いただけますか

 

杉本さんが劇場の映像バージョンを先に制作して、その映像に対して作曲しました。

映像のMov dataを音というかノイズに変換したものを作り、それが通奏低音のように

曲の全体を通じて鳴っています。杉本さんのアイディアでオリヴィエ・メシアンの

「世の終わりのための四重奏曲」からいくつかの和音が引用されています。

 

2/ テクノロジーはますます存在感を示しています ご自身の作品においてはテクノロジーをどのように活用していらっしゃるのでしょうか

 

音色を作ること。作曲すること。曲を編集すること。全てにです。

ピアノを弾くときにもコンピュータで音色を作っていることの影響はあります。

 

3/ あなたが企画を立てるとき その企画と 古典音楽の楽器やテクノロジーとのバランスとは何でしょう そしてそれはどのように進化するのでしょう

 

バランスを取る必要はありません。

ある音楽が浮かんだときに既に、楽器かコンピュータかといった使うメディアは決まっています。個人的にはピアノとコンピュータをミックスするのはすごく難しいと思います。

同時にそれが今の自分のスタイルだという気持ちもあります。

2014年10月にシャトレ座でのソロコンサートではその最も進化したかたちが出来ればと思っています。

 

4/ テクノロジーによって 音楽やデザイン 現代美術の繋がりはますます明白になっていますが このことについてどう思われますか また ご自身の作品においては この繋がりをどのように定義されますか

 

その繋がりが指すものはテクノロジーの小型化、つまりパーソナルテクノロジーということだ

と思うのですが、それ自体は新しい概念、出来事ではありません。

ただ、それによって音楽家ではない人間、例えば美術家が音楽の原理とは別のビジュアルな原

理で音楽を作ることが一般的になったのはすごく大きな転換だったと思います。

僕はインスタレーションも作りますが、実際の音の有無はともかくとして音が発想やコンセプ

トの元になっています。なので音、聴覚からビジュアルを見ていますし、発想します。

そして環境をコンポジションする、という意識が強いです。

作曲という意識でビジュアルを含んだものを作る、というアーティストはそれほど多くない

です。

同時にこれは僕の特徴でもあるので、美術的な活動をするときほど自分が音楽家であることを

強く意識します。

 

5/ 2013年のオペラ「THE END」は これらの分野と結合している最も代表的な作品と言えるのでしょうか

 

あの作品はオペラを人間を使わないで作ったらどうなるか、というのが最初のコンセプトです。

なので現代美術的なアプローチは特に意識していません。あくまでも音楽内の発想で作ってい

ます。しかし、古典的な意味でのハーモニーは限りなくシンプルで音色の層は限りなく複雑に

なっています。

同時にあのオペラには1ページも楽譜がありません。

全て最初からコンピュータにプログラミングしていったのです。

そういう意味ではあれはテクノロジーがなければ出来なかったオペラだったと思います。